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31/10

Traduction / Translation / Tradução

Hier, Gabriel devait passer une IRM du cerveau et de la colonne vertébrale.

C’est un examen prévu depuis longtemps, déjà recommandé lorsqu’il était encore à l’hôpital, puis confirmé ensuite par la neurologue dehors.

Objectif : voir si il n’y a pas de séquelles suite à tout ce qu’il a du passé et qui pourrait expliquer en partie son retard moteur.

Nous sommes donc partis le faire dans un hôpital appartenant au réseau de notre plan de santé.

L’ambulance (envoyée par le plan) est arrivée avec un peu de retard et, forcément, la tension montait déjà.

L’examen nous angoissait, et ce contretemps n’aidait pas.

Nous partons donc tous les quatre : Geraldine, Manuela, Gabriel et moi.

L’ambulance roule sirène allumée pour rattraper le temps perdu.

Chacun a son rôle :

  • Manuela s’occupe des papiers et des échanges avec les médecins,
  • moi, je gère l’oxygène et tout ce dont Geraldine a besoin,
  • et Geraldine garde Gabriel, sans rien toucher, pour éviter toute contamination.

En arrivant à l’hôpital, la fille de l’ambulance, très gentille, tente de nous faire passer en priorité.

Mais après une trentaine de minutes, Manuela revient en me disant que cela ne va finalement pas être possible : l’anesthésiste refuse d’endormir Gabriel.

Surpris que personne n’ait anticipé ce point avant notre arrivée, je vais vérifier par moi-même, laissant Geraldine seule dans le couloir avec Gabriel.

Effectivement, l’anesthésiste explique qu’elle ne veut pas prendre le risque d’endormir Gabriel sous gaz pendant plus d’une heure et demie (le temps nécessaire pour réaliser tous les examens).

Selon elle, il faudrait que Gabriel revienne soit sans oxygène (ce qui est difficilement plannifiable), soit intubé…

Résultat : on reprend l’ambulance, et on rentre à la maison.

Du stress, de la fatigue, et tout ça… pour rien.

Encore une fois, un manque flagrant d’organisation du plan de santé.

Même si, pour être juste, je remercie cette anesthésiste d’avoir eu la sagesse de ne pas tenter une procédure qu’elle ne sentait pas sûre.

Les autres médecins qui suivent Gabriel nous ont pourtant assuré qu’un tel examen n’aurait pas posé de problème ailleurs, et que dans d’autres hôpitaux, cela se fait sans difficulté.

Au final, il semblerait simplement que cet hôpital ne dispose pas du matériel nécessaire pour intuber un bébé en cas d’urgence… et préfère donc ne pas prendre de risque.

Le problème est que cet examen est important pour décider de la thérapie à apporter à Gabriel, sachant que toutes les demandes de réévaluation de l’hospitalisation à domicile, même accompagnées des nouveaux comptes rendus médicaux, restent refusées, et nous n’avons toujours aucune nouvelle.

Gabriel, lui, continue son petit chemin… et ne cesse de nous montrer sa force de vivre !

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