3h52
Notre petit Gabi fête ces 5 mois aujourd’hui !
On prie pour que le sixième soit enfin le premier en dehors ! On y croit !
Il vient à l’instant de faire une petite crise respiratoire. Selon le docteur, cela est dû au manque provoqué par l’arrêt du Lorazepam hier, ce qui a pour effet secondaire d’accélérer sa respiration. Après une petite dose, il devrait pouvoir reprendre sa nuit tranquillement.
Aujourd’hui, je vais probablement faire un aller-retour à la maison de Barrinha.
Objetif : récupérer des affaires qu’on à laissé quand on est parti en urgence en avril et organiser la maison pour la mettre en location le plus tôt possible sur Airbnb afin de couvrir nos frais grandissants.
J’en profite aussi pour vous partager que, même si nous passons la plupart de notre temps à l’hôpital, nous continuons tant bien que mal nos activités professionnelles.
Si jamais vous projetez de venir en vacances à Preá, vous pouvez en parler avec Manuela. Et si un jour vous avez besoin d’un site internet ou de vous former sur le web vous pouvez penser à moi 😉
21h45
Ce matin, Gabriel a continué sa crise jusqu’à 9h. Nous commençons à nous inquiéter, car maintenant, tous les matins, il fait ce genre de crise avec un bruit provenant de sa respiration (stridor). À chaque fois, il doit recevoir ce qu’ils appellent des traitements de secours avec de l’Atrovent et de l’Aerolin.
Plusieurs hypothèses sont avancées : il ferait de l’hypercapnie, il serait en manque de médicaments sédatifs, ce qui perturberait son rythme cardiaque et sa respiration ou ses poumons ne s’améliorent pas et nous ne savons pas exactement ce qui se passe. Les docteurs conseillent d’augmenter la VNI, mais nous avons parfois l’impression que cela n’apporte pas forcément d’amélioration. Nous sommes un peu perdus, d’autant plus que chaque médecin dit quelque chose de différent.
Pour ma part, je suis rentré à notre maison de Bariña après 5 mois. C’est très étrange de revenir, de voir la chambre de Gabriel, dans laquelle il n’a passé que 2 jours. J’ai absolument tout débarrassé, tout rangé, chargé la voiture. Et là, j’écris depuis notre chambre. C’est très étrange d’être seul dans cette maison. Je ne sais pas si nous y reviendrons un jour, ni quel sera l’avenir ici. Mais je sais qu’on y a passé de bons moments.
Je suis aussi passé voir les logements de Manuela : les plantes ont poussé, tout est plus grand, tout est joli. Ici, à Preá, tout se construit, il y a une forte dynamique. Et quel plaisir de sortir de la ville de Fortaleza pour respirer l’air frais de la campagne.
Ce soir, Gabriel dormira avec sa maman et Geraldine. Pour ma part, je rentrerai demain dès mon réveil, direction Fortaleza, décharger la voiture, puis aller à l’hôpital.