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17/05

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La nuit a été stable.

Mieux encore : les poumons de Gabriel montrent des signes d’amélioration pour le deuxième jour consécutif.

L’ECMO joue ici un rôle vital : elle permet à ses poumons de se reposer pendant que la machine fait le travail à leur place. Grâce à elle, ils peuvent doucement reprendre des forces.

Mais cette technologie, aussi puissante soit-elle, à des effets secondaires.

À force de fonctionner en boucle, l’ECMO peut dérégler le reste du corps : foie, reins, sang… C’est un peu comme un médicament très fort qui soigne un organe, mais fragilise les autres.

Et c’est ce qui est en train de commencer avec Gabriel depuis hier.

Plus on reste longtemps sous ECMO, plus le risque de complications augmente. Malheureusement, aujourd’hui, nous n’avons pas encore d’autre option… mais un espoir (je vous en parle plus bas).

Pour diminuer au maximum les risques, les médecins surveillent de près tous les marqueurs : plaquettes, hémoglobine, enzymes hépatiques… et interviennent dès que nécessaire avec des transfusions de sang.

Nous sommes donc dans une période critique, avec des risques réels dus à l’ECMO.

Alors on serre les dents.

On prie.

On s’accroche.

Et surtout, on continue à lui envoyer toute notre force.

Parce que la vraie bonne nouvelle, c’est que ses poumons s’améliorent !

Objectif des prochains jours :

Redonner aux poumons la capacité de respirer seuls.

À l’heure où j’écris (11h25), c’est encore l’ECMO qui fait 65 % du travail d’oxygénation. L’objectif est d’inverser ce ratio, que la machine respiratoire classique prenne le relais, et que l’ECMO devienne secondaire.

Quand ce cap sera franchi, on pourra retirer l’ECMO et garder uniquement la machine respiratoire — et donc diminuer les risques que j’ai évoqués plus haut.

Les médecins évoquent un retrait possible de l’ECMO d’ici 24 à 48 heures (en fonction des poumons)

On prie pour ça ! Et pour que cette machine n’ait entraîné aucune lésion importante ailleurs !

De notre côté, on continue à chercher du soutien, à puiser de la force où l’on peut.

Aujourd’hui, on va imprimer tous vos messages de soutien et les coller sur le mur à côté de Gabriel.

Il faut qu’il sente l’amour qui l’entoure, qu’il sache qu’il n’est pas seul.

Enfin, la docteure nous a confié que, pour elle, le cas de Gabriel est devenu un défi personnel.

Elle y met tout son cœur, toute son énergie.

Elle veut prouver que des technologies comme l’ECMO peuvent réellement sauver des vies, et convaincre l’hôpital d’investir davantage dans ces solutions, malgré les coûts énormes.

Gabriel se bat. Chaque jour. Chaque heure. Il inspire ceux qui l’entourent.

Si vous voulez l’aider, continuez à lui envoyer vos pensées, vos messages, vos prières.

Ensemble, montrons-lui que derrière les machines, les tubes, les chiffres… il y a une armée entière qui croit en lui.

Et que ce combat, il ne le mène pas seul. 💛

Les contenus publiés sur ce site relèvent du témoignage personnel et de l’expression d’un vécu à un moment donné. Ils n’ont pas vocation à accuser, juger, ou généraliser des situations, des personnes ou des structures.

Rejoignez la tribu de soutien pour Gabriel